autonomisation des femmes ; égalité Genre ; droits et renforcement de capacités des femmes
FEMMES VIVANTES
PARRAINAGES D'ENFANTS d'Afrique, Caraïbes, Europe
La feuille de manioc de décembre 2013
Depuis 1959, à l'approche du 1er Décembre, le peuple Centrafricain se prépare à commémorer l'anniversaire de l'avènement de la République. Cette fête nationale, moment de réjouissance populaire, a toujours été célébrée avec allégresse sur toute l'étendue du territoire. Cependant, avec le coup de force de la coalition Séléka, le pays a été plongé dans un chaos indescriptible. En huit mois, la barbarie de l'envahisseur a causé morts et désolation. Dans l'arrière-pays, des dizaines de milliers de personnes sont encore dans la brousse, fuyant les exactions des rebelles venus du Tchad et du Soudan voisins notamment. A Bangui, on note ces jours-ci une recrudescence de violences en tout genre. Alors, peut-on dire que les Centrafricains ont eu le cœur à fêter le jour de leur indépendance ?
Car la situation de décembre 2013 est parlante à plus d’un titre : en termes de chiffres, 10% des 5 millions d’habitants ont été déplacés depuis mars dernier à cause du conflit et près de 50.000 Centrafricains se sont réfugiés en République démocratique du Congo, au Tchad et au Cameroun. Tous les indicateurs sont au rouge. La malnutrition touche 38% des enfants, dont un sur cinq ne survivra pas au-delà de 5 ans. L’espérance de vie est actuellement de 45 ans. L'indice de développement humain pour 2012 place la RCA au 180ème rang sur 187 (pour 2013 il y a fort à craindre que la RCA soit placé vraiment en queue de peloton des pays les moins avancés (PMA), avec le Mali et le Niger.
Les centres médicaux sont abandonnés et il n’y a plus d’approvisionnement en médicaments y compris pour les traitements de base contre la diarrhée et le paludisme. De plus, plusieurs patients séropositifs ne sont plus soignés, faute de traitement disponible. Les cinq ONG présentent en Centrafrique dénoncent le désintérêt de la communauté internationale et l’exhortent à réinvestir l’espace humanitaire.
La feuille de manioc de novembre 2013
Chers parrains et marraines, chers amis,
En choisissant de parrainer un enfant, vous aidez Femmes Vivantes à atteindre son but : donner à une maman la possibilité d’envoyer son enfant à l’école pour qu’il vive une vie normale et ait un avenir plus serein. Une partie des fonds reçus par le biais des parrainages sont mutualisés, ce qui permet aux missionnaires de la Fraternité de prendre en charge plus d'enfants qu’il n’y a de parrains. Par le biais de son ou de ses filleuls, le parrain permet donc à l’ensemble des enfants d’accéder à la même qualité de soins et de nourriture, sans différence entre ceux qui sont parrainés et ceux qui ne le sont pas.
Cette mutualisation de l’aide permet aussi à certains enfants d’aller à l’école. L’avenir que vous avez choisi de donner à votre filleul passe obligatoirement par la scolarisation. Six années sont nécessaires pour l'obtention du Certificat d'Etudes Primaires. Etant donnée la très grande pauvreté des familles, de nombreux enfants ne sont pas scolarisés et beaucoup sont obligés d'abandonner en cours de route. Certains enfants non scolarisés n’ont d’autre choix que d’aller aux champs. Afin de briser cette fatalité, Femmes Vivantes s'est fixé pour objectif d’aider un maximum d’enfants à aller à l’école et à pouvoir y rester, en acquittant pour eux les frais de scolarité et de fournitures. Il est difficile de voir partir chaque matin ces enfants, non pas avec un cahier sous le bras comme la plupart des enfants du monde, mais avec une machette ou un coupe-coupe pour aider leurs parents.
Le recueil des pièces jaunes (pratique déjà utilisée dans d’autres cas) peut être l’un des moyens de récolter quelques fonds sans trop de difficulté. Ces petites pièces vont aider les enfants des missions à aller à l’école avec un cahier ou un crayon neuf, une trousse ou un uniforme. Peut-être même à payer les frais d’écolage. Un cahier en Centrafrique coûte aux environs de 7 centimes d’euros, un crayon 5 centimes. Pour accéder à l'enseignement un rien est parfois suffisant. Ce rien consiste tout simplement à posséder de quoi écrire, ce que n'ont pas la chance d'avoir un grand nombre d'enfants en Afrique
Les fournitures scolaires seront achetées sur place, pour respecter l’idée que c’est à l’économie locale que l’on doit donner une impulsion. Ces fournitures seront réparties équitablement entre tous les enfants, par les missionnaires de la Fraternité.
Notre objectif « piéces jaunes » à Femmes Vivantes est donc :
- de permettre l’achat de fournitures scolaires (livres, cahiers, stylos, crayons…) à l'enfant
- de fournir un uniforme et une paire de chaussure à l'enfant
- de payer les frais scolaires de l'enfant
Je vous remercie pour votre aide dans ce bel objectif
La présidente, Joëlle Ramage
La feuille de manioc d’octobre 2013
Sylvie, 6 ans, l’une de nos fillettes parrainées est décédée début septembre, d’une atteinte paludique.
Le paludisme est de loin la première cause de morbidité constatée en Centrafrique. Chaque année, le nombre de cas va croissant, avec un pic important pendant les mois de juillet et août chaque année (appelé « pic palu »), lors de la saison des pluies. Le paludisme est à l’origine d’un grand nombre de décès : dans les hôpitaux, il est la première cause de mortalité des patients admis. À l’échelle du pays, il représente environ 2000 décès par an, un tiers étant dû à un paludisme sévère et un autre tiers à une anémie (très probablement causée par le paludisme). Ces deux causes sont donc à l’origine de la moitié des décès survenant chaque année. La proportion est encore plus élevée chez les moins de cinq ans : sur environ 1500 décès annuels parmi ce groupe d’âge, un tiers est dû au paludisme et un autre tiers à l’anémie (soit près de 60 % les deux combinés). Le paludisme est, de loin, la première cause de mortalité infantile.
Il faut dire que les cas de paludisme sont très insuffisamment déclarés et donc soignés : 7% des cas seulement sont détectés et soignés. C’est pourquoi les défis à relever concernent principalement l’extension de l’accès au diagnostic et au traitement via la décentralisation des soins vers les structures de santé primaire et les travailleurs médicaux communautaires, mais aussi via la mise à disposition ininterrompue de combinaisons thérapeutiques à base d’artémisinine (ACT, Artemisinin-based Combination Therapy) et de tests de diagnostic rapide dans les centres de santé.
La République Centrafricaine a mis en place une politique de gratuité du traitement du paludisme pour les enfants de moins de cinq ans, mais le système ne fonctionne pas car le pays est en pénurie récurrente de médicaments essentiels due aux contraintes logistiques notamment. L’accès gratuit aux soins est donc loin d’être une réalité. La portée et l’efficacité des programmes de distribution de moustiquaires à long terme doivent également être améliorées : même si un grand nombre de moustiquaires ont été distribuées ces dernières années, cela ne semble pas avoir réduit la transmission de la maladie de manière significative.
L’un des facteurs aggravants est le conflit qui règne actuellement dans cette région,et qui entraîne des déplacements de populations dont les villages ont été brûlés et pillés à plusieurs reprises. L’exemple de Kabo et Batangafo est particulièrement significatif puisqu’on a pu observer près de 12 000 personnes déplacées. Ces populations se retrouvent sans abri et n’ont donc aucun moyen de se protéger contre les piqures de moustiques. C’est ce qui explique l’augmentation des cas de paludisme.
Les violences sont la plupart du temps accompagnées de pillages au cours desquels les villages ou campements sont totalement brûlés ; les habitants perdent alors tous leurs biens, moustiquaires comprises. Ces populations errantes n’étant plus protégées et ayant passé plusieurs jours en brousse, arrivent à l’hôpital avec une forme sévère de paludisme. Cela s’explique aussi par le délai entre le début de la maladie et le moment de la consultation car ces populations ne peuvent pas se déplacer facilement en raison de l’insécurité sur les axes routiers.
La Centrafrique est une région du monde mal connue et oubliée. Le conflit interne qui s’y déroule actuellement, a majoré les problèmes sanitaires et nutritionnels, particulièrement chez les enfants de moins de cinq ans, les femmes enceintes et allaitantes et les vieillards et personnes handicapées. L’association Femmes Vivantes tente d’apporter sa pierre à l’immense édifice de réduction de la pauvreté.
Vous pouvez venir en aide aux enfants que nous soutenons, par le biais du parrainage. Renseignez-vous : Femmes Vivantes (rubrique « parrainer »).
D'avance, merci pour eux.
Joëlle Ramage
La Feuille de manioc de septembre 2013
Point de situation : août 2013
…La pénurie alimentaire menace, préviennent les ONG. En 2012, les récoltes n'ont pas été bonnes et les réserves sont peu importantes a expliqué l’un des membres d’une association locale. Ces réserves ont ensuite souvent été pillées, soit par des nomades, soit par la rébellion Séléka qui a pris le pouvoir en mars et multiplie depuis les exactions. On estime que la récolte 2013 couvrira un mois de besoins alimentaires alors qu'elle devrait en couvrir au moins six.
Quant au système de santé, il agonise, l'approvisionnement en médicaments et fournitures médicales étant interrompu, l'accès aux soins devient impossible par endroits. Or une flambée de paludisme a déjà occasionné 60 000 consultations au premier trimestre dans les structures soutenues par MSF (une hausse de 38 % par rapport à 2012) tandis que rougeole et pneumonie sont en augmentation. Cette situation laisse présager "une aggravation des taux de mortalité dans les prochains mois", y compris pour des pathologies "courantes et soignables", comme le paludisme, avec "potentiellement une des plus graves pandémies de ces dernières années" (rapport MSF).
La situation humanitaire est d’autant plus que préoccupante que les exactions commises ainsi que les menaces proférées contre la population n’ont fait qu’aggraver la situation sécuritaire déjà très précaire. Le nombre de personnes déplacées est estimé à environ 15 000, selon la représentation régionale du Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés en RDC (République Démocratique du Congo) qui s’est d’ailleurs réjouit de la décision du gouvernement congolais de reconnaitre le statut de refugiés aux Centrafricains ayant fuit leur pays. Des refugiés qui ont quitté pour la plupart la région de Mobaye, craignant pour leur vie et qui sont localisés dans la Province de l’Equateur (Nord-Ouest de la RDC) et dans la Province Orientale (Nord-est de la RDC). On dénombre plus de 5000 enfants parmi les déplacés.
Les Centrafricains sont habitués à la hausse des prix, mais celle d'aujourd'hui est d’importance : le prix du maïs a doublé. La plupart des personnes vivant dans les zones occupées ont déserté leur localité pour se réfugier en brousse, craignant pour leur vie. Ce qui défavorise les activités champêtres à cause du climat d’insécurité grandissant. Pour éviter une crise alimentaire, le PAM a demandé qu’un accès humanitaire soit garanti dans le nord et le centre de la RCA où vivent près de 800 000 personnes. Selon cette agence, ces personnes risqueraient de souffrir d’une pénurie alimentaire au cours des prochains mois. Le risque serait accru entre les mois de mai et de septembre prochain, pendant la saison pluvieuse. Il faut préciser qu’avant le déclenchement du conflit par la SELEKA, quelques 200 000 personnes étaient déjà prises en charge par le PAM.
Quant à l’Education, ils sont plus de 166 263 enfants à n’avoir toujours pas regagné les bancs de l’école dans les villes occupées par la rébellion de la Séléka (information en provenance du Bureau de l’organisation des Nations Unies pour les Affaires Humanitaires OCHA) ; certaines écoles ont même été pillées et les bureaux saccagés. Plus de 2000 enseignants vivent en état de précarité et la plupart se sont réfugiés soit à Bangui soit dans la brousse ou dans les pays voisins.
Il est plus qu’urgent que le cri de détresse de ces habitants puisse être entendu par les autorités et la communauté internationale .
Joëlle Ramage
La feuille de manioc d’aout 2013
Chers ami(e)s, parrains et marraines,
La situation humanitaire dramatique en RCA affecte chaque homme, femme et enfant ; suite aux récents troubles politico-militaires, des centaines de milliers de personnes se sont retrouvées sans domicile ni services de base comme la santé, l'eau et l'éducation. La République centrafricaine abrite une "crise oubliée" qui prive directement 250 000 personnes à l'accès aux soins primaires, 100 000 à l'eau et à l'assainissement. L'UNICEF estime pour sa part qu’au moins 4,1 millions de personnes, dont près de la moitié d’enfants, sont désormais directement affectés par la crise. 2 millions d’enfants restent toujours privés de services sociaux de base et sont exposés aux violences.
Dans ce contexte, notre projet avicole semble une goutte d'eau. Pourtant, la gestion d'un poulailler par une petite communauté de femmes permettrait à une zone villageoise de retrouver économiquement vie et de mieux contrôler, par là-même, l'insécurité alimentaire, notamment pour les plus fragiles : les enfants de moins de 59 mois et les femmes enceintes et allaitantes. Mais pour cela il faut réunir les fonds nécessaires, et malgré nos appels à dons, les résultats se font attendre. Ici, en France, les gens ont des difficultés. Comment dès lors pourrait-on s’intéresser à un projet si lointain, s'interrogent légitimement certains ? C'est vrai...
Mais à Femmes Vivantes,nous ne désespérons pas et savons qu’avec notre pugnacité, les choses avanceront et que nous verrons tôt ou tard ce projet prendre vie sur le terrain. Car là-bas, il s'agit de survie. Comme le dit un proverbe africain, « Des millions de fourmis, ensemble, peuvent soulever un éléphant. »
Les enfants ont des droits ; celui d'avoir une nutrition en qualité et en quantité en est un. Aidez nous à réaliser ce micro-projet, pour eux....
Si vous voulez aider Femmes Vivantes à mettre sur pied ce projet, faites nous parvenir un don (voir rubrique "faire un don").
En attendant, je vais vous conter l’histoire du petit colibri
Un jour, un grand incendie se déclare dans la forêt....
Tous les animaux, terrifiés, observaient impuissants ce désastre.
Seul le petit colibri, aussi frêle que déterminé, s’active en allant chercher quelques gouttes d’eau dans son bec, qu’il jette sur le feu, recommençant son manège sans relâche.
Au bout d’un moment, le tatou agacé par cette activité à ses yeux inutile, lui dit :
- « Colibri ! Tu n’es pas un peu fou ? Tu crois que c’est avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ? »
- « Je le sais, répond le colibri, mais moi, au moins, j'aurais fait ma part. »
La présidente, Joëlle Ramage
La feuille de manioc de juillet 2013
Mgr Aguirre, évêque de Bangassou, avait développé une maternité, un service pédiatrique, une pharmacie, un centre Internet, un collège, un garage : tout a été dévalisé minutieusement au fil des semaines par des soldats livrés à eux-mêmes. La paroisse a perdu ses batteries, son frigo, les panneaux solaires si utiles en brousse. L’insécurité perdurant, le commerce s’est effondré. Le gazole se monnaie au prix fort. Les patients atteints du sida n’ont plus de médicaments pour suivre leur traitement. Reste la foi et l’espérance », résume l’évêque, qui n’en a jamais manqué. Il avait 27 ans lorsque son ordre l’a envoyé à Obo, la ville la plus à l’est de la Centrafrique, aux frontières du Soudan du Sud. Une mission sans radio, sans électricité. La capitale était à une semaine de voiture. Mais ses supérieurs l’avaient bien préparé, en le dotant d’une solide formation en langue, philosophie et anthropologie, de Madrid à Paris en passant par Rome. « Je suis arrivé avec ma sacoche de théologie, se rappelle-t-il. Les habitants d’Obo l’ont rempli de philosophie de vie. Ils m’ont appris à être missionnaire. » Loin du monde, l’Andalou se nourrit des sourires des Centrafricains. Il se confronte à leur « réalisme » forgé par la brièveté de leur existence. Il développe une « capacité à distinguer l’important du superflu ». L’épiscopat finit par remarquer ce missionnaire au fin fond de la brousse. Après un détour par Madrid, il est nommé évêque. Cela ne l’empêche pas de « s’asseoir à côté de son peuple » avec une préférence pour les vieillards, les malades, les femmes rejetées pour sorcellerie. Aux heures les plus sombres, Mgr Aguirre quitte ses pauvres pour prendre la parole, d’une voix chaude et claire. Il dénonce les exactions des soldats contre les civils durant les grandes mutineries de 1998 à 2001. Il alerte les journalistes sur les massacres et les enlèvements des soudards de l’Armée de résistance du seigneur (LRA) qui écume l’est du pays depuis une décennie. Désormais, il se révolte contre les pillages, les viols, les meurtres commis par les soldats de la Séléka. Rien ne l’arrête, ni les menaces, ni les armes, ni le désintérêt de la communauté internationale.« Aux yeux du monde, reconnaît-il, la Centrafrique est un pays fantôme. » Quand le découragement le guette, il repense à cet incident survenu à Bangui, au pire des mutineries. L’évêque venait d’échapper aux tirs d’un militaire. Alors qu’il était encore effrayé par l’incident, une grand-mère lui a caressé la barbe comme on prend un fils par l’épaule. « N’ai pas peur, a-t-elle lancé. Que mille tombent à ton côté et dix mille à ta droite, tu ne seras pas atteint » (Psaume 91,7) /extrait de Centrafrique Presse du 12/7/2013
La présidente, Joelle Ramage
La feuille de manioc de juin 2013
La violence à l’égard des femmes handicapées et/ou malades reste encore aujourd’hui un sujet tabou en Afrique. Les femmes handicapées et/ou malade reçoivent, la plupart du temps, un sort bien différent de celui qui est réservé à leurs consoeurs valides : elles ne sont pas considérées comme des personnes à part entière et sont donc traitées comme tel, c'est-à dire comme des êtres non humains. Victimes de discriminations diverses, qui sont autant d’atteintes à leur dignité, elles sont oubliées, négligées, brimées, dévalorisées ; victimes de violences domestiques et/ou sexuelles, elles sont quelquefois en proie à la barbarie ou à la cruauté banale et gratuite de la part d'inconnus, de voisins, et même de membres de leur famille. Considérées très souvent comme des sorcières, elles subissent à ce titre les pires sévices physiques ou psychologiques. Par ailleurs, les femmes handicapées sont particulièrement vulnérables au VIH à cause de la pauvreté, de la difficulté d'entretenir des rapports sexuels sans danger – en raison du manque d'informations accessibles-, et de la prédisposition au risque de violence et de viol. Un grand nombre de femmes handicapées ne peuvent pas se rendre dans les centres de santé ou au niveau des postes de police, du fait du manque d'interprètes en langue des signes, de panneaux en braille ou de rampes d'accès pour les fauteuils roulants. D'autres sont parfois confrontées à des attitudes discriminatoires de la part des policiers. L’avenir des femmes handicapées et/ou malades est donc très opaque et la plupart du temps compromis, d’autant que la plupart d’entre elles sont dans une véritable misère sociale. Privées des opportunités et des droits dont bénéficient les personnes valides, il arrive qu’elles meurent sans soins, sans abri, rejetées de leurs familles.
La grande majorité des organisations d'aide humanitaire ne disposent pas de programmes spécialisés pour répondre aux besoins des personnes handicapées et/ou malades. Femmes Vivantes se préoccupent de leur sort en proposant une aide directe aux personnes qui les prennent en charge (communautés missionnaires). L’une des actions de l'association est de renforcer leurs capacités d’actions pour que les femmes handicapées et/ou malades dont elles ont connaissance, puissent avoir un présent plus digne et un avenir moins sombre.
Aidez les femmes handicapées et/ou malades de Centrafrique en faisant un don (qui sera défiscalisé) ; voir rubrique « faire un don ».
Merci pour votre générosité à l’égard de ces femmes.
La présidente, Joëlle Ramage
La feuille de manioc de mai 2013
Récits de Berbérati
Elle est arrivée il y a dix jours, à pied, avec ses six enfants. Il lui a fallu une journée de piste, de l’aube à la nuit noire, pour rejoindre Berberati. Arlette, 32 ans, vit à Nazembé, à guère plus de 25 kilomètres dans la forêt, mais n’avait jamais vu la ville. "On m’a appris que des Blancs pouvaient soigner mon enfant ici, résume-t-elle. Alors je suis venue." Sa fille Marie-Angèle, 4 ans, souffre de kwashiorkor, une forme de malnutrition caractérisée par des œdèmes à l’abdomen, aux pieds et au visage. Arlette campe, avec des dizaines d’autres mères flanquées de leur progéniture, sous un hangar qui jouxte l’unité nutritionnelle thérapeutique installée par Action contre la faim (ACF) dans l’hôpital régional de Berberati. Veuve depuis six ans, elle dit qu’elle n’a plus rien pour nourrir ses enfants. Elle-même a encore plus de mal à calmer sa faim depuis qu’elle est ici: l’association humanitaire, qui a lancé cette opération d’urgence sur ses fonds propres, n’a pas les moyens d’alimenter tout le monde.
Inès a été parmi les premières prises en charge, il y a six semaines. Cette toute jeune femme, qui ne connaît pas son âge, se tient, tendue, sur un banc du service de pédiatrie. Sa fille Cyntiche, 8 mois, est pendue à son sein. Son aîné, Dieu-Merci, 4 ans mais qui en paraît deux fois moins, est assis à côté. Avant, Dieu-Merci marchait. Ce n’est plus le cas depuis qu’il est malade. Quand on demande à Inès de quoi souffrent ses enfants, elle dit: "C’est la maladie de la famine qui veut les tuer." Elle a tenté de les nourrir du peu de manioc et de gombo qu’elle parvenait à ramasser dans les champs; mais ce n’est pas suffisant.
Modeste, lui, s’est remis à travailler la terre. Il cultive depuis peu un petit lopin, à 3 kilomètres de Berberati. Cet homme de 38 ans a été licencié il y a huit mois par l’entreprise forestière qui l’employait comme technicien de maintenance. Il gagnait de 65 000 à 100 000 francs CFA (100 à 150 euros) selon les mois; il n’a désormais plus aucun revenu. Sa fille de 2 ans a maigri jusqu’à tomber malade. Après dix jours passés à l’hôpital, elle a repris du poids. Modeste, lui, ne voit plus d’horizon, atterré par la puissance de ce monstre – "la crise mondiale"– qu’il nomme sans bien comprendre comment il a pu en devenir la proie.
Comme l’industrie du bois, les activités minières et commerciales se sont effondrées en mars. Les bureaux d’achat de diamants ont fermé un à un. La moitié des employés a été licencié dans la région de la Mambéré-Kadeï, selon le préfet Joël Parefa. "Il n’y a plus d’argent, résume-t-il. Alors on achète des produits moins riches, et on réduit la fréquence des repas. Chez nos parents, on mangeait trois fois par jour; cela n’existe plus." Sur les marchés, les commerçants n’arrivent plus à écouler leurs maigres étals de légumes et de fruits.
L’agriculture vivrière pourrait être une planche de salut. Mais de nombreux habitants de la région en ont perdu la tradition, pour s’être rués sur l’exploitation diamantifère. Ailleurs dans le pays, beaucoup ont été convertis à marche forcée aux cultures d’exportation, coton ou café. Le tout sans aucune constance, au gré des foucades des régimes qui se sont succédé, en général violemment, depuis un demi-siècle à Bangui. Cette lourde histoire et l’enclavement du pays au cœur d’une région particulièrement instable ont fait de la République centrafricaine un pays sinistré. Les fonctionnaires de cet Etat fantôme n’ont pas été payés depuis quarante mois, les milices armées font leur loi dans tout le Nord et l’Est, et l’espérance de vie, qui diminue en moyenne de six mois chaque année depuis 1966, est passée en dessous de 40 ans.
Dans ces contextes de pauvreté extrême, où s'entremêlent maladie, chômage, analphabétisme et exclusion, l'aide humanitaire que peut apporter Femmes Vivantes représente une petite goutte d’eau. Pourtant, la détresse inspire nos actions et leur insuffle plus de force encore. La pauvreté nous pousse sans cesse plus avant dans nos projets en direction des femmes. L'indigence renforce notre détermination à parrainer plus d'enfants encore.
Aidez-nous à soutenir les femmes de Centrafrique, en faisant un don. Aidez-nous à préserver l'avenir de leurs enfants en optant pour un parrainage. Merci à tous ceux qui se préoccupent du sort de ce pays et de ses populations.
D’avance merci pour eux.
La présidente
Joelle Ramage
La feuille de manioc d’avril 2013
La chute de François Bozizé serait presque un non-événement si elle n’ajoutait encore à l’instabilité d’un pays gangréné par la corruption, en proie à une malnutrition sévère, dont la prévalence du Sida est l’une des plus importantes d’Afrique subsaharienne. Un pays parmi les plus pauvres de la planète, figurant au palmarès des pays les moins avancés, et pourtant aux insolentes richesses minières.
70% des Centrafricains vivent sous le seuil de pauvreté et les taux de mortalité, dans certaines localités dépassent les seuils d’urgence. Le pays est en état de vulnérabilité chronique et la situation s'aggrave depuis plus de 40 ans. C'est ce qu'on appelle « une crise oubliée ». Les enfants et les femmes en sont les toutes premières victimes.
Au plan de la santé, l’épidémie de Sida, loin d’être jugulée fait encore beaucoup de victimes. On peut constater un phénomène particulier lié à la pandémie : la parentalisation des jeunes, une situation incongrue qui fait des jeunes les « parents » de leurs propres cadets, frères et sœurs, et rend donc difficile leur réussite scolaire ou socio-professionnelle.
La malnutrition reste bien présente, beaucoup d’enfants ne mangeant qu’une boule de manioc, matin, midi et soir, en somme rien que de l’amidon…4 enfants sur 10 souffrent ainsi de malnutrition chronique, une situation qui génère retard de croissance, lésions cérébrales irréversibles, séquelles visuelles et osseuses et autres problèmes de développement. La malnutrition aigüe est très importante en période de soudure, c’est-à-dire entre deux récoltes, lorsque les greniers sont vides. Lorsqu’elle n’est pas soignée, la malnutrition - ou la sous-nutrition -peut avoir comme conséquence la mort. Un problème majeur dans un pays où les services et infrastructures de santé sont très peu présents et développés (3 médecins pour 100 000 personnes et 9 km en moyenne pour se rendre au centre de santé le plus proche), et peu de personnel est réellement formé aux traitements d’urgence. Le constat : un enfant sur 10 n’atteint pas ses un an.
Les différentes pratiques sociales discriminatoires, les violences sexuelles telles que les violences physiques, les grossesses non désirées, les grossesses précoces, les interruptions volontaires de grossesses, l’excision, les interdits alimentaires et autres tabous que vivent quotidiennement les femmes contribuent de façon non négligeables à augmenter la mortalité maternelle en République Centrafricaine. Environ cinq femmes meurent chaque jour en RCA des suites de complications liées à la grossesse et à l’accouchement, certaines de ces complications découlant des pratiques traditionnelles néfastes à la santé de la femme.
L'association Femmes Vivantes vient en aide aux enfants, victimes directes ou indirectes du Sida, ou victimes de la malnutrition ou de la sous-nutrition. L'association Femmes Vivantes vient en aide aux femmes victimes des violences domestiques et/ou sexuelles, aux femmes victimes de maladie ou de marginalisation sociale.
Le parrainage est l’une des formes les plus efficaces pour aider les plus fragiles, car l’aide financière mensuelle apportée à l’enfant, permet d’aider la famille à faire face aux premiers soins et à l’achat des médicaments notamment. Associez-vous à notre démarche pour aider un enfant à se construire dignement et à s’épanouir : investissez-vous dans le parrainage d’un enfant ou d’un groupe d’enfants;
Aidez Femmes Vivantes à prendre en charge une femme malade ou marginalisée. Faites un don.
Merci pour eux.
La présidente : Joëlle Ramage
La feuille de manioc de mars 2013
LA FEMME AFRICAINE (par Sylvie Brunel)
Les femmes restent toujours les bêtes de somme de l'Afrique. Malgré l'urbanisation rapide du continent, plus des trois quarts des femmes africaines travaillent encore dans le secteur agricole. Or le travail incessant qu'elles fournissent dans les campagnes dépasse l'entendement. Il est sans comparaison avec celui dont est chargé l'homme, surtout si l'on ajoute les tâches domestiques purement féminines, liées à l'éducation des enfants, à l'entretien du foyer, à la préparation des repas. Dans les campagnes africaines, les femmes travaillent sans relâche du matin au soir. Elles sont levées à l'aube, levées avant et couchées après tous les autres membres de la famille. L'absence de moyens de portage mécaniques ou animaux fait effectivement d'elles des bêtes de somme : nulle autre personne ne pourrait porter, comme elles le font, à la fois des fagots de bois, des canaris d'eau ou des paniers, empilés sur la tête, en même temps qu'un enfant dans le dos (et parfois un autre dans le ventre). La charge dépasse fréquemment les 30 kilos, et elle est assumée sur des distances parfois très longues : 5 à 10 kilomètres, avec aux pieds de simples sandales, voire pieds nus, sur de mauvais chemins. Les femmes africaines sont de véritables hercules. Et les premiers agents économiques des campagnes, car ne se limitant pas à leurs tâches domestiques, elles s'occupent des cultures vivrières. Tout en ne disposant d'aucun droit sur les terres qu'elles cultivent, ce qui rend leur situation précaire et empêche leur accès aux intrants. Avant que les ONG n'interviennent, les femmes n'étaient même pas considérées comme des interlocutrices par les grandes agences d'aménagement rural car, à de rares exceptions près, elles n'existent toujours pas dans le droit foncier.
Alors les femmes compensent en exerçant parallèlement une activité artisanale (confection de paniers, de tissus...). La plupart d'entre elles vendent ainsi sur les marchés les aliments qu'elles ont cultivés ou préparés (beignets, plats cuisinés). Le gain est minime par rapport au temps consacré (ne serait-ce que dans le transport), mais il permet à la femme d'acquérir une certaine autonomie financière dans la cellule familiale : l'argent qu'elle gagne reste en général sa propriété. Les femmes sont ainsi la première cible des activités de microcrédit, parce qu'elles travaillent dur et remboursent scrupuleusement... contrairement aux hommes. Mais elles n'ont pas attendu les ONG pour être capables de monter leurs entreprises et de mobiliser l'épargne collective : le microcrédit ne fait que reproduire le système des tontines, en usage depuis toujours en Afrique.
Ainsi, la femme africaine porte bien souvent sur ses épaules, à tous les sens du terme, la santé économique des campagnes africaines. Une véritable performance qui force l'admiration lorsqu'on sait qu'aucune n'échappe (sauf raisons médicales) à l'impératif de la procréation. Un ventre vide est une malédiction. Dans bien des campagnes, le taux de fécondité reste aujourd'hui encore proche du maximum physiologique. Il est encore, par exemple, de 9 enfants en moyenne au Niger, record mondial (avec la Palestine). La femme a son premier enfant encore adolescente et elle procrée sans relâche jusqu'à la ménopause, l'allaitement seul permettant d'espacer les grossesses. On la voit ainsi affairée à ses multiples occupations, un bébé au sein, un autre dans le ventre, et de tout-petits encore accrochés à ses basques, même si elle a tendance à les confier aux aînés. La fréquence des maternités et leur faible encadrement médical (quand il n'est pas tout simplement inexistant, particulièrement depuis la crise économique des années 1980-1990) expliquent que le statut gynécologique de la plupart des femmes soit souvent désastreux : grossesses et accouchements trop précoces et trop répétés les détruisent de l'intérieur. La mortalité en couches atteint des sommets mondiaux : le taux de mortalité maternelle est en moyenne de 800 à 1 000 décès pour 100 000 grossesses (contre 400 dans les pays en développement et 10 dans les pays développés). L'ampleur des désastres intimes est aggravée par les mutilations féminines rituelles (excision et surtout infibulation), toujours pratiquées, en dépit des campagnes des autorités et des ONG, parce qu'elles sont le signe de l'importance du contrôle social de ces femmes. Une femme qui n'est pas « coupée » reste dans bien des pays impure et dangereuse. Son aptitude à ressentir du plaisir, donc sa supposée liberté sexuelle, menace l'équilibre social et le pouvoir des hommes. On comprend dans ces conditions pourquoi bien des femmes ont la tentation de fuir le village pour vivre en ville, où elles échappent à la fois à l'autorité du groupe et des anciens et à une impitoyable division sexuelle du travail. La vie urbaine apporte incontestablement une amélioration de la condition féminine : les fillettes ont accès à l'école, leurs aînées aux services de santé et de planning familial. Or il existe une corrélation mathématique inversée entre le nombre d'années d'études suivies par la femme et le nombre d'enfants qu'elle met au monde : plus la durée de scolarité est longue, plus l'âge du mariage est tardif, plus le nombre d'enfants est limité et plus leurs chances de survie sont élevées. L'entrée de l'Afrique dans la seconde phase de la transition démographique, celle à partir de laquelle le taux de natalité commence à baisser pour rejoindre le taux de mortalité, est ainsi partie des villes au tournant des années 1990. La fécondité est aujourd'hui inférieure de moitié en ville (3 enfants en moyenne) qu'à la campagne.
La journée de la Femme du 8 mars, devrait consacrer une part importante à la réflexion que nous inspire le labeur des femmes d’Afrique, leur courage et leur pugnacité.
Femmes Vivantes vient régulièrement en aide à ces femmes d’Afrique, par le biais de quelques menus projets. Le dernier en date, sur lequel nous réfléchissons, est le montage d’un poulailler à Bambari, en Centrafrique, pays dévasté par les conflits internes, en proie à la pauvreté aigue et à la malnutrition chronique.
Aidez Femmes Vivantes à réaliser ses projets. Voir rubrique « faire un don » sur le site.
D’avance merci.
La présidente, Joelle Ramage
La feuille de manioc de février 2013
Chers ami(e)s, parrains et marraines,
En préambule, j'aimerais vous faire part des dernières nouvelles concernant la situation en Centrafrique : il semble que le pays tourne au ralenti , tout est bloqué et les Centrafricains attendent impatiemment la constitution du gouvernement qui devrait donner un nouvel élan au pays et "ouvrir la voie vers le développement". Cependant, "les attitudes incontrôlées des uns et des autres accompagnent la détérioration chronique de la situation socioéconomique qui va decrescendo avec une asphyxie généralisée imposée par la crise tant à Bangui que dans les villes de province" (cf. Journal de Bangui.com).
Malgré ce contexte difficile et psychologiquement épuisant, Femmes Vivantes peut - grâce au soutien actif de certains d'entre vous, parrains et marraines - poursuivre son action de parrainage au profit des enfants pauvres de Centrafrique. Le parrainage permet à votre filleul(e) de prendre le chemin de l’école chaque matin, de pouvoir manger au quotidien et de recevoir les soins primaires nécessaires. Le parrainage permet aussi d’améliorer la qualité de vie de la famille.
Femmes Vivantes propose deux formules de parrainages :
L’action de Femmes Vivantes ne s’arrête pas là puiqu’elle soutient ponctuellement des personnes handicapées ou malades. Elle offre également un don régulier aux Missionnaires de Centrafrique pour pouvoir venir en aide à un campement de Pygmées de la Lobaye, en ce qui concerne la prise en charge des soins de santé primaires notamment.
Enfin, Femmes Vivantes entreprend ponctuellement des micro-projets pour venir en aide aux femmes centrafricaines ; les projets mis en oeuvre sont portés et gérés sur place par les femmes. L'un des derniers projet auxquels réfléchit en ce moment notre association est le montage d’un poulailler pour un groupement de femmes de Bangui. Ce projet devrait permettre d'offrir aux femmes une activité génératrice de revenus et de combler, dans le même temps, les besoins en matière nutritionnelle.
Vous le voyez, nous sommes en toutes circonstances attentifs aux besoins des populations pauvres et nous souhaiterions que vous vous joigniez à nous pour que nous puissions poursuivre ces projets.
D’avance merci.
La présidente, Joëlle Ramage
PS : nous aimerions pouvoir récolter des médicaments bien spécifiques : VENTOLINE et antibiotiques (non périmés)
Merci aux donateurs.
La feuille de manioc de janvier 2013
La République centrafricaine traverse depuis plusieurs mois un conflit interne d’une grande ampleur, qui laisse un peu plus exsangue encore les populations déjà fatiguées par le dénuement et les sévères pénuries alimentaires. Les ruptures de farine de blé, la hausse du prix du bœuf et de la cuvette de manioc, menacent gravement les ménages centrafricains les plus démunis. Cameroun-Info-Net signale que « le tissu socio-économique centrafricain est en lambeaux. Des pénuries des produits de première nécessité sont signalées. Les populations fuyant les combats se réfugient dans les pays voisins. Les écoles et les hôpitaux ne fonctionnent plus dans certaines régions du pays. Le secteur des transports est fortement perturbé. Des localités sont privées d’eau et d’électricité. Le téléphone ne passe plus. On redoute des épidémies et une crise alimentaire sévère ».
Personne n’ignore que, dans les conflits, ce sont les enfants les plus touchés. Plus que jamais "Femmes Vivantes" continue son œuvre humanitaire en Centrafrique, en proposant le parrainage d’enfants. Plus que jamais il est nécessaire de répondre aux besoins essentiels de l’enfant, lui permettre de vivre sa vie en continuant à le protéger au niveau de sa santé et de ses droits, à lui offrir une éducation, à lui garantir la nourriture quotidienne.
Le parrainage permet de répondre à l’ensemble des besoins primaires de l’enfant :
Nourriture : permettre à l'enfant de prendre trois repas par jour
Education : permettre à l'enfant d'aller à l'école et de recevoir une éducation de qualité
Santé : permettre à l'enfant de recevoir les soins de santé nécessaires
Logement : garantir à l'enfant un toit
Activités génératrices de revenus : permettre aux mères d'avoir un revenu
Citoyenneté : permettre à l'enfant d'obtenir ses droits fondamentaux de citoyens
Environnement : permettre à l'enfant de vivre dans un environnement sain
Parrainez dès maintenant ; appelez ou écrivez à Femmes Vivantes.
D'avance nous vous remercions.
La présidente : Joëlle Ramage